La Musique de SHAKESPEARE

 

« What is life ? The Way to Paradise » 

Ce concert  parcourt les magnifiques Consort Songs & Music, souvent considérés comme l’expression la plus caractéristique du langage musical anglais à la fin de la Renaissance et qui se développèrent pendant les règnes d’Elisabeth Ière (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625) :  musique et texte étaient intimement liés, comme dans le théâtre élisabéthain du génial William Shakespeare. Les acteurs devaient aussi pouvoir y interpréter de larges extraits des pièces, comme en témoignent des didascalies telles « broken music » faisant référence à un ensemble d’instruments variés.

 

« Nous jouions, comme Musique Sérieuse, des Fantaisies à 3, 4, 5 et 6 Parties avec l’Orgue ; Entrecoupées, de ci de là, de quelques Pavanes, Allemandes, d’Airs Solennels, Doux et Délicieux ; tout cela racontait, pour ainsi dire, des Histoires Pathétiques, des Discours pleins de Rhétorique et Sublimes ; des Discussions Subtiles et Profondes, tellement Adaptées et en Accord avec les Facultés Intérieures, Secrètes et Intellectuelles de l’Ame et de l’Esprit, que pour les évoquer en Les louant à leur juste Valeur il n’y a pas de Mots assez Forts dans le Langage… »

C’est ainsi que décrit Thomas Mace (Musick’s Monument, 1676) la musique pratiquée du temps de sa jeunesse, au début du 17e siècle.

Dans les Consort Songs & Music, on retrouve une importance du texte poétique, souvent méditatif, voire mélancolique. Mais cette mélancolie est sublimée par la beauté de la composition, et au fil de la musique, on en vient à aimer cet état.

Ce concert propose de parcourir le fil de ces musiques… jusqu’au paradis ! (avec la réponse musicale apportée en fin de programme par les œuvres An Answer et In Paradise)

VERSION INSTRUMENTALE

LES TIMBRES (France) :
Yoko Kawakubo violon
Myriam Rignol viole de gambe
Julien Wolfs orgue et clavecin

 

& HARMONIA LENIS (Japon) :
Kenichi Mizuuchi flûtes à bec
Akemi Murakami clavecin et orgue

 

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 Ensemble Les Timbres &    Harmonia Lenis

Fruit d'une amitié profonde qui se compléta avec les années d'une forte complicité musicale, l'ensemble Les Timbres a été fondé en 2007 par trois musiciens aux parcours variés : la violoniste japonaise Yoko Kawakubo, la violiste française Myriam Rignol et le claveciniste belge Julien Wolfs. Ils sont rejoints régulièrement par d'autres artistes (musiciens, danseurs, comédiens, ...) avec lesquels ils partagent des projets alliant recherche, création et transmission.

Après leurs études instrumentales, les musiciens des Timbres ont également obtenu avec les honneurs un Master de Musique de Chambre au CNSMD de Lyon. De plus et sans rien céder à l'exigence de leur carrière de concertiste (comme en témoignent les nombreux concours internationaux dont chacun est lauréat) ils prennent à cœur leur mission de transmission artistique, rendue évidente grâce à leur formation pédagogique (Certificat d'Aptitude, Master de pédagogie, etc.). Ils enseignent actuellement dans des établissements musicaux réputés, tout en imaginant des formules de concert pédagogique à destination de publics jeunes et/ou familiaux (tels que le spectacle « Blanche-Neige et les Sept Notes »).

Pendant sa formation, l'ensemble Les Timbres fut régulièrement récompensé lors de nombreux concours internationaux de musique de chambre en y obtenant régulièrement la distinction si appréciée des musiciens qu'est le « Prix du Public ». En 2009, il remporta notamment le Premier Prix au prestigieux Concours International de Musique de chambre de Bruges (Belgique), ainsi que le Prix de la meilleure création contemporaine.

Les musiciens des Timbres développent non seulement une vision personnelle du répertoire si riche et magnifique composé pour leur formation aux XVIIème et XVIIIème siècles, mais explorent aussi en profondeur le travail de la musique de chambre (couleurs, confiance, improvisation, etc.).
La recherche des timbres est au cœur de ce travail, et notamment l'alliance des différents timbres des instruments à cordes (qu'elles soient frottées ou pincées).

En concert, ils se produisent partout en Europe, et au Japon (comme par exemple au festival d'Ambronay, au Concertgebouw de Bruges, à Tokyo Opera City, etc.). Les Timbres ont remporté en 2015 un véritable succès lors de leurs concerts donnés lors du Festival de Radio France Montpellier, dont celui au Corum retransmis en direct par France Musique.

Outre leurs nombreux concerts passés et futurs (lors de la prochaine saison : Auditorium du Musée du Louvre, Bozar de Bruxelles, festival de Potsdam, etc.), ils sont en résidence depuis 2014 et jusqu'en 2017 au Festival Musique et Mémoire (lieu de création par excellence, où ils ont, par exemple, recréé la version de chambre de l'opéra Proserpine de LULLY).

« Les Timbres" est un ensemble techniquement virtuose, musicalement complice, poétiquement juste. Que demander de plus ? » (Classiquenews)

Avec leur première publication des Pièces de clavecin en Concerts de Jean-Philippe Rameau en 2014 « Un travail d’orfèvre sensible et illuminé par l’intelligence » (Diapason, Diapason d’or), Les Timbres s’installent comme un ensemble incontournable dans la musique de chambre des XVIIe et XVIIIe siècles.

Plus récemment, leur publication des Concerts Royaux de F. Couperin, est saluée par un second Diapason d’or. La Revue des Deux Mondes souligne « une beauté des sonorités émanant de leurs instruments [qui] nous valent des moments magiques et sans doute l’une des lectures les plus poétiques et les plus achevées de ces pages couronnant un Grand Siècle

finissant ». En 2020, la publication de l’intégrale des Sonates en trio de Dietrich Buxtehude marque une nouvelle étape dans leur travail.

Les musiciens des Timbres développent non seulement une vision personnelle du répertoire composé pour leur formation aux XVIIème et XVIIIème siècles, mais explorent aussi en profondeur le travail de la musique de chambre (couleurs, confiance, improvisation).

Lauréats du Conservatoire de musique et de danse de Lyon, Premier Prix au Concours International de Musique de chambre de Bruges (Belgique) et Prix de la meilleure création contemporaine (2009), la violoniste japonaise Yoko Kawakubo, la violiste française Myriam Rignol et le claveciniste belge Julien Wolfs forment un trio avec une identité singulière dont l’entente musicale et humaine crée ce son unique.

Si la musique en trio est le fondement de leur projet artistique, ils sont rejoints régulièrement par d’autres artistes (chanteurs, notamment Marc Mauillon, instrumentistes, danseurs, comédiens...) avec lesquels ils partagent des projets alliant recherche, création et transmission (Proserpine de Lully, Orfeo de Montevedi, musique anglaise, création de la cantate Nun Komm de Philippe Hersant...).

Invités des plus prestigieuses salles de concerts en Europe (France, Belgique, Allemagne, Pologne, Pays-Bas), ils nouent un lien tout particulier avec le Japon où il se rendent tous les deux ans. Sans rien céder à l’exigence de leur carrière de concertiste, la transmission a une place centrale dans leur travail. Tout en enseignant dans des Conservatoires, leur résidence de six années (2013-2019) au festival Musique et Mémoire (Haute-Saône) a rendu possible la mise en place de nombreux projets d’éducation artistique et culturelle donnant ainsi naissance à des programmes tels que « Blanche-Neige et les Sept Notes » ou le « Tournoi musical ». Ils débutent actuellement une nouvelle résidence au festival Bach en Combrailles dont le projet artistique s’intéressera plus spécifiquement à la musique allemande qui précède celle de Bach.